Première session de travail de l’école

Aujourd’hui (mardi 13 février) était la première session de travail de l’école avec la toute première promo  – hébergés par BreakTheBox

Au menu, présentation des attentes de chacun, partage de l’approche de l’école et ateliers pour s’organiser pour ces 3 mois (techno, outils, sprints)

Ca y est c’est parti pour de bon  pour le prototype !!

 

Démarrage du prototype de l’école !

L’école démarre un prototype avec 6 étudiants début février 2018 !

Le prototype a 2  buts :

  • Tout d’abord mettre en oeuvre la démarche pédagogique qui est centrée autour de  projets réels apportés par des entreprises ou collectivités de l’économie positive. Il s’agit donc de développer des compétences technologiques mais également fonctionnelles. Le tout en apprenant à structurer un projet en mode agile et à faire émerger l’intelligence collective du groupe. En savoir plus sur la pédagogie : ici
  • Et bien sur le but du prototype est aussi  d’apprendre de cette première expérience afin d’ajuster la démarche pour préparer les promotions suivantes.

 

L’aventure aura son guide de voyage  :  un livret pédagogique, qui permet à la fois d’avoir une carte des différents savoirs et des ressources pour en prendre connaissance (mooc et autres ).  Le projet apporté par une entreprise sociale (article à venir) permettra de mettre en oeuvre les savoirs  pour se les approprier réellement.

Et voici l’équipe d’étudiants explorateurs  !

Ils  ont des profils variés. Certains ont une première expérience en informatique alors que d’autres sont débutants.

Axel Jourda
Benedicte Coston
Gregory Simoes

 

 

 

 

 

Etienne Ziegelmeyer
Marie Hubert
Arnaud Allain

Pourquoi une école d’informatique qui se préoccupe de l’usage des technologies ?

L’informatique est partout et sa part va grandissante

L’Informatique (quelque soit la façon dont on l’appelle  :  IA, digital, numérique …) impacte tous les aspects de nos vies  : notre vie personnelle, nos activités professionnelles , civiques, associatives… Le logiciel  est présent dans pratiquement tous les domaines et son champ d’action va grandissant chaque jour.

L’informatique n’est pas neutre

Si l’impact est très visible, par exemple par le remplacement de certains métiers par des automates,  l’informatique apporte autre chose qui est plus imperceptible de prime abord : elle nous change, elle influe sur nos décisions et nos comportements.

Car un algorithme n’est jamais neutre : il vise un objectif. Développer un logiciel nécessite de faire des choix pour atteindre cet objectif. Or ces choix sont rarement explicites. Est-il possible de continuer à consommer cette informatique sans les comprendre ?

Ethique, conscience, discernement : inclure les informaticiens dans les choix

Compte tenu de la puissance influence du logiciel, les informaticiens ne doivent pas rester en dehors de ce à quoi sert la technologie.  Ils ne peuvent plus être des techniciens – centrés sur l’exploit technologique – et ne pas se préoccuper du reste.

Conscience, éthique, discernement ne sont pas de simples cerises sur le gâteau, une petite option supplémentaire mais sont au contraire  fondamentaux.

Apprendre à exercer technologie et discernement ensemble

S’il est nécessaire d’apprendre à fabriquer la technologie ,  il est tout aussi indispensable de former des informaticiens conscients des différents aspects que la technologie impacte.  Il faut  développer un discernement technologique.

L’école se donne  cet objectif en proposant une pédagogie par projet réels – projets dont l’objectif est de développer les outils numériques des solutions d’une économie soutenable. Chaque projet est l’occasion de développer cet discernement technologique.

Coopération, co-construction : plus facile à dire qu’à faire !

Il ne fait plus aucun doute qu’une meilleure coopération, un haut niveau d’intelligence collective et une capacité de co-construction sont des ingrédients essentiels pour une entreprise, une association voire la société dans son ensemble.

En revanche, c’est souvent plus une injonction qu’une réalité. Que veut réellement dire coopérer ou co-créer ? 

Si vous avez participé à un projet demandant de coordonner plusieurs personnes,  il y a de fortes chances que vous vous soyez rendu compte que cela ne marche pas tout seul. C’est loin d’être naturel. Il n’est pas si fréquent de trouver des collectifs efficients.

Il existe un certain nombre de travaux sur la question. Par exemple, la Théorie U du MIT offre des outils d’intelligence collective réellement intéressants et efficaces en petit nombre comme en larges groupes.

Savoir coopérer et co-construire sont des compétences. On peut parler de véritables technologies sociales qu’il est nécessaire d’apprendre. La courbe d’apprentissage n’est d’ailleurs pas toujours aisé car cela va chercher des aspects personnels : confiance en soi, assertivité, être en désaccord sans s’affronter …

Chaque projet de l’école sera l’occasion d’exercer et d’améliorer ces capacités.

 

La nouvelle économie ?

Le terme n’est pas officiel et je ne pense pas qu’il en existe un.

Néanmoins qu’on l’appelle l’économie bleue ou  l’économie symbiotique, il s’agit d’une économie qui fonde ses principes sur le vivant. Le vivant est capable de produire et recycler  avec une efficacité bien au dessus de nos sociétés actuelles. Les éco-systèmes de la nature sont le lieu de riches coopérations qui permettent à chaque espèce de trouver sa place. Les productions d’une espèce sont recyclées car source d’énergie d’une autre.

Beaucoup de scientifiques ont compris l’intérêt de “copier” la nature car c’est un livre ouvert rempli de connaissances utilisables par l’être humain.

Loin d’être une économie utopiste, il existe un peu partout sur la planète des exemples concrets qui en démontrent la puissance .

Elle ouvre le champ à de multiples innovations. dans tous les domaines : santé, agriculture, chimie, industrie  … et bien sur en informatique.

Elle est bien évidemment fondée sur des principes très différents qu’il va falloir découvrir et apprendre afin d’être capable de se les approprier.

L’école : lieu d’apprentissage de nos futurs comportements en société.

Est-il possible de  dissocier l’état de la société avec ce qui est enseigné à l’école ?

L’école nous permet  d’acquérir des savoirs  mais elle a aussi comme rôle de nous apprendre les comportements en société. Nous passons un temps relativement long à l’école à une période de vie où nous sommes “poreux” :  la répétition de certaines pratiques exerce forcément une influence puissante.

Aussi, la question se pose : apprenons-nous à l’école des comportements qui favorisent le développement d’une société souhaitable ? Evidemment, il faut définir ce que souhaitable veut dire .  Néanmoins, cela n’exclut pas  d’examiner le type de comportement que nous apprenons à l’école. Et de se poser la question : est-ce vraiment ce que nous voulons ?

  • Par exemple, est-ce que classer les personnes est une bonne chose ? Il faut un dernier pour qu’il y ait un premier. Quel message envoie-t-on aux derniers ? Quel impact sur eux ?
  • Est-ce une bonne chose de noter  en permanence ? Evalue-t-on ou juge t-on ?
  • Sommes-nous vraiment encouragés à coopérer ou à être en compétition ?
  • Est-ce une bonne chose de forcer tout le monde à apprendre la même chose au même moment ? Est-ce vraiment dans l’intérêt  des élèves ?
  • Sommes-nous incités à produire des solutions créatives ou au contraire à être conforme au système ?

Autant de questions qu’il faut se poser tant l’école conditionne nos comportements en société.

Si l’essor éducatif est indéniable, l’école a très peu évolué dans sa forme et ce depuis longtemps. Il est nécessaire d’expérimenter des nouvelles formes d’écoles qui enseignent des pratiques et des savoirs plus en phase avec une société plus soutenable et plus humaine. Une société qui permette l’émancipation de chacun et le développement de collectifs plus inclusifs.

Il nous faut créer des lieu d’apprentissage de cette société nouvelle.